Gérard Pellati, président du syndicat des patrons-boulangers et boulangers-pâtissiers du Var : « Entre le boulanger et le client, il se tisse autre chose qu'un acte commercial. » : Patrick Blanchard La fête du pain revient sur le devant de la scène à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 18 mai.
Avec environ 536 boulangeries implantées dans le département, les professionnels varois ne pouvaient faire l'impasse sur la treizième édition, organisée par la Confédération nationale de la boulangerie et boulangerie-pâtisserie, avec le concours du ministère de l'Économie, des Finances et de l'Emploi, et la participation des fournisseurs de farine.
Durant six jours, et notamment, le 16 mai, fête de leur patron Saint-Honoré, ils vont mettre la main à la pâte pour porter les valeurs du pain.
Cet événement, placé sous le thème « Vous m'appréciez chaque jour, mais me connaissez-vous vraiment ? », va se décliner sous toutes ses formes (lire ci-contre).
Cette nouvelle édition trouve sa raison d'être dans un contexte économique peu favorable avec l'augmentation des matières premières, notamment du blé, et les hausses des sources d'énergie (fuel et gaz).
Gérard Pellati, installé à Toulon et président du syndicat des patrons-boulangers et boulangers-pâtissiers du Var, est le relais départemental de l'événement.
Treize ans après, la fête du pain a-t-elle encore un sens, selon vous ?
Gérard Pellati : « Comme mes confrères, je n'attends pas le 16 mai pour mettre en valeur mon produit. Aujourd'hui, la fête du pain, c'est essentiellement, la fête de la convivialité. Le pain avec le béret personnifie la France. Il est un produit commun allant au-delà de la symbolique. Plus de dix millions de personnes, chaque jour, entrent dans une boulangerie en France. Elle est avant tout un commerce de proximité : il y a une boulangerie pour 1 800 habitants. Le contact y est quotidien avec les clients. Il se tisse autre chose qu'un acte commercial. On finit par connaître leurs habitudes. Un lien de confiance se tisse entre eux et nous. »
La fête du pain, c'est aussi valoriser la carte des pains spéciaux
« La gamme des produits a augmenté, mais l'essentiel demeure le pain de base. Un bon pain, c'est celui qui a les odeurs de la bonne fermentation (farine, eau, sel, levure). Si je veux augmenter le goût, j'y rajoute du thym, des lardons, etc. Et le bon pain, c'est avant tout celui qui vous plaît. C'est le mode de fabrication qui importe car nous avons presque tous les mêmes farines. »
Pourquoi est-il essentiel d'aller au contact de la jeune génération ?
« Montrer aux enfants comment pétrir une pâte, les faire participer, c'est aussi leur montrer que la main peut servir à autre chose que de tenir un porte-plume. La main est le premier outil de l'homme. Il s'agit de leur montrer la capacité de l'homme à créer. »