Nous y voilà. En quart de finale de la Semaine desAs. Chez nous. A Toulon. Sur le parquet du palais des sports. Face à Nancy. Dans un matchà la vie, à la mort...
A l'issue de ce bras de fer - déséquilibré - il n'en restera qu'un. Debout. Entier en demi. L'autre, courbé, chiffonné, s'en ira soigner ses plaies au Panthéon des désillusions. Seul...
Alain Weisz n'envisage pas une seconde ce scénario. Depuis dimanche, il gomme les traces des récentes défaites. Configure son bataillon pour qu'il soit au top de ses possibilités.
« On va arriver avec une attitude neuve et positive. Il faudra être dans un haut degré d'abnégation. »
De son bureau exigu des Rougières (!), le technicien voit large. « Je crains toute l'équipe nancéienne. Avec une mention particulière à Greer. Elle est bâtie pour être championne de France. Elle est faite pour gagner les As. Mais cela ne veut pas dire qu'elle y parviendra... »
Fichtre, les Varois s'évertueront ce soir à lui couper l'herbe sous le sabot. Même si le Lorrain leur a rarement réussi.
« Surtout, il conviendra de ne pas trop respecter cet adversaire. De ne pas le regarder jouer. On devra avoir du cran. Du courage. Et dans cette configuration de coupe, on pourra peut-être tirer notre épingle du jeu... »
La tâche est immense. Mais en sport, par bonheur, rien n'est écrit d'avance (regardez Carquefou). Et déjà, en championnat, le HTV était passé à un souffle de l'exploit (82-79).
Alors, transcendé par son public, pourquoi ne réussirait-il pas ce minot à gravir cet Everest ?
A se réchauffer en son sommet et enflammer ses supporters déjà sur des charbons ardents ?
Oui, on ose croire à l'impossible. Parce que les plus belles histoires sont écrites à l'encre des rêveurs.
Au complet, survoltés, ces gaillards méritants, auteurs de belles pages cette saison, sont donc à même de signer une énormissime performance.
« Quoi qu'il arrive, je veux que les garçons ne regrettent rien » conclut leur éditeur plongé dans ce premier tome captivant.