Pas de pot. A la trêve, Pau-Orthez a changé devisage. Lassé de payer les pots cassés, le président Pierre Seillant a sorti le bazooka.Explosé le cinq majeur. Et comme par magie, en deux coups de cuiller à pot, l'ElanBéarnais a retrouvé de la saveur.
Le Dijon de Laurent Sciarra a d'ailleurs fait les frais de ce réveil lors de la 13e journée, encaissant un cinglant 99-69 indigeste.
Shooteurs à museler
Alain Weisz ne tournera donc pas longtemps autour du pot. « Cette équipe, je n'ai pu l'observer que sur un match. Elle n'a rien à voir avec celle qui a débuté la saison. Les joueurs sont enthousiastes et ne traînent pas le passé comme un boulet... »
Le coach varois a ainsi découvert le pot aux roses. Des roses aux épines nommées Trépagnier (ex NBA), Akindele, Robinson, Stanic ou Graves. Lequel, incertain en début de semaine - on craignait une lésion musculaire -, tiendra bel et bien sa place.
On n'oubliera pas non plus de citer comme légume croquant de ce pot-au-feu, Cédric Ferchaud. Soit le récent lauréat intouchable du concours de shoots à 3 points du All Star Game.
Bref, le HTV s'apprête ce soir à affronter les tempêtes du Pot au Noir. Des turbulences qu'il conviendra pourtant de négocier avec le sérieux d'un skipper en vadrouille autour du globe.
« C'est notre dernier match à domicile de la phase aller. Pour se classer dans le top 8, ça passe par une victoire. Surtout que derrière, nous allons à Orléans » poursuit maître Weisz.
La clé de ce duel pot de fer contre pot de terre ? Elle tient dans un pot de colle ! « Ce sont des shooteurs. A nous de défendre haut. Avant même qu'ils soient en possession de la balle. En plus, ces joueurs se déplacent très vite, ce qui demande une vigilance de tous les instants... »
Rester maître à domicile
Capitaine Perincic et ses hommes ne devront pas camper sur le pot de chambre. A eux de sortir la même seconde mi-temps qu'à Gravelines. Durant 40 minutes cette fois !
« Ce serait évidemment l'idéal. Les garçons en sont conscients. De toute façon, ce groupe palois n'ayant pas encore un long vécu ensemble, une parfaite cohésion, on peut le gêner avec nos systèmes. »
Au collectif du HTV dès lors de ne pas être sourd comme un pot. A lui de suivre les consignes sous peine de s'enliser dans le pot au beurre. D'autant que les Sudistes adorent ces défis bouillants dans un Espace 3 000 bouillonnant. Ces matches à enjeu qui comptent dans une saison.
« En cas de succès, nous mettrions Pau, qui n'a pas abdiqué dans ce championnat, à quatre défaites derrière nous. Et puis, nous voulons rester maîtres à domicile. »
Messieurs, vous qui êtes dans la peau de l'outsider, vous n'avez plus désormais qu'à la vendre chèrement et éviter la peau de zébi. Pour, à l'avenir, en changer. On est tellement mieux dans la peau de celui qui boit le pot du vainqueur.