Le seul danger qui pourrait guetter éventuellement les Toulonnais, ce serait sa suffisance. Et en la matière, historiquement, hormonalement même, ils n'en manquent pas. C'est alors que l'on peut se réfugier, avec confiance, dans l'encadrement des « Rouge et Noir ». Ce n'est pas du genre de la maison Néo-Zélandaise de se caresser suavement et passivement le nombril. Et pour ce qui reste de français dans le club, on imagine bien qu'un Crenca aux rudes accents de la terre lot-et-garonnaise ou un Cottin sorti du canton de Solliès, ne sont pas du genre à insuffler cet air de supériorité qui gâche souvent le travail fusse-t'il le meilleur.
Samedi soir, les Bordelais qui arrivaient débordants de fausses certitudes ont été renvoyés à leurs chères études. Tout était réuni, nous le pressentions, pour que les avants du RCT mettent de l'ordre dans leur combat d'avant-garde.
Cela aurait été injurieux à l'égard du « patron » Anton Oliver et de ses piliers internationaux Saimone Taumopeau et Alessio Galasso, aussi bien qu'aux deux et troisièmes lignes mixtes mais complémentaires, de penser qu'ils passeraient à côté une 2e fois à Mayol.