« Près de 100 % » des professeurs du lycée régional du Coudon en grève, hier matin. Ils protestent contre les 19 suppressions de postes annoncées pour la rentrée prochaine.La suppression de dix-neuf postes de professeurs au lycée régional du Coudon a mis le feu aux poudres. Hier matin, devant les grilles, « près de 100 % » des enseignants étaient mobilisés pour « un barrage non filtrant », assuraient les syndicats. Une partie s'est ensuite rendue en ville « pour alerter la population. » Lundi, les professeurs avaient refusé de faire passer le bac blanc.
« La situation est dramatique. En plus des six départs en retraite non remplacés, il y a treize suppressions supplémentaires », motivées « par un effectif prévisionnel, pas encore avéré, en baisse de 150 élèves », s'insurgeaient Jean-Pierre Nadal et Christophe Gobert, représentants le SNES-FSU. Conséquences : « Des classes à 35. Nous allons également devoir accepter des heures supplémentaires massives. »
Reçus ce matin au rectorat
« Treize collègues vont gicler ! On ne sait même pas où ! Alors qu'ils viennent d'acheter des maisons ou des appartements, se sont installés ici? », se désole Jean-Pierre Nadal.
Dans la matinée d'hier, le rectorat a proposé une rencontre, ce matin à 11 h 30. Les grévistes ont donc décidé de reprendre normalement les cours ce mercredi. Mais dès demain, ils redescendent dans la rue pour une manifestation, à 15 heures, devant l'inspection académique.
Inquiétudes
Joël Canapa, présent pour « représenter la Région », a également « demandé une entrevue avec le recteur. » Le vice-président du conseil régional est dubitatif : « Il y a baisse du nombre de jeunes, mais de là à supprimer 19 postes ! Ce qui importe, c'est la qualité de l'enseignement. On constate, à La Garde, des résultats scolaires pas très bons? Et l'État prétend qu'il veut aider? »
Jean-Pierre Nadal marque son incompréhension « face à une telle gabegie. Ils préfèrent payer des personnels en statut précaire et des heures supplémentaires. » Le syndicaliste joue le candide : « À moins que le désir du gouvernement ne soit de supprimer nos statuts et de faire des flexi-profs, travaillant sur plusieurs établissements et dans plusieurs matières? »