Patrice Pommier de Santi est le nouveau président de l'association pour le développement des soins palliatifs du Var. Il remplace Jean-Daniel Berthou. : Richard Barsotti Ces bénévoles qui accompagnent la souffrance psychologique, sociale et spirituelle de la personne qui est en train de mourir. Qui « sont dans l'être et non le faire » selon Patrice Pommier de Santi. Et qui oeuvrent en « simple devoir d'humanité » sans appartenir à la médecine.
Ces hommes et ces femmes sont regroupés au sein de l'Association pour le développement des soins palliatifs du Var (ASP), présidée depuis peu par Patrice Pommier de Santi.
Quel et le but et l'historique de cette association ?
Recruter et former des bénévoles pour permettre l'accompagnement gratuit et l'écoute des personnes en fin de vie. Changer le regard sur la mort et en sensibiliser l'opinion publique et les institutions. Cette association est née en 1990 sous l'impulsion du Docteur Boutillier, psychiatre et chef de service à l'hôpital de Pierrefeu.
Comment assurer l'intégrité des bénévoles ?
Ils ont pour vocation d'atténuer la souffrance des malades et de leurs familles et sont motivés par cette dimension humaine. Anciens médecins ou psychologues, ils possèdent en général un savoir issu de l'expérience. Ils ont adhéré à la charte des soins palliatifs énoncée depuis 1984 par l'association fondatrice. Soumis au secret comme les professionnels de santé, ils bénéficient d'une formation en continu et participent à un groupe de parole.
Combien regroupez-vous d'accompagnants ?
Trente-cinq. En 2007, ils ont soutenu 920 personnes dans les établissements publics et privés. Nous voulons faire mieux et recruter encore des personnes intéressées par cette démarche.
Quels sont vos projets ?
À long terme, re-humaniser la mort car elle est devenue taboue. À plus court terme, informer le grand public par des conférences. Et faire de l'association un lieu convivial.
ASP : tél. : 04.94.65.99.27. (asp-var@wanadoo.fr)